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Saint-Denis, Ile de la Réunion, hiver austral 2010,

Dear George,

J’ai l’habitude,en fin de semaine, de consacrer mon week-end à visionner des films sur un thème choisi d’avance.Ce week-end, mon choix s’est porté sur les flibustiers ou autres pirates des seizième et dix-septième siècles et hier soir,dimanche, le cerveau suralimenté par tout ce que j’avais vu, vous m’êtes apparu durant mon sommeil! Oh! je n’ai eu aucun mal à vous reconnaître! Vous étiez bien tel que je vous avais imaginé:un George Noël athlétique, blond tirant un peu sur le roux, portant moustaches, une "bouffarde" à la bouche, bref très "british". Vous étiez revêtu d’une cape sous laquelle se devinait le bout d’une rapière et coiffé, suivant la mode de l’époque, d’un tricorne! Aucun doute, j’avais bien la certitude d’avoir devant les yeux le compagnon de John Bowen! Je ne me hasarderai pas plus loin dans ma description car personne, hormis Laurence et Sabine ne saurait être à même d’ en être capable. N’ont-elles pas décrit une grande partie de ce qui vous entoure comme de ce qui vous appartient avec un style et une précision qui forcent l’admiration et le respect devant le travail accompli! Et, petit à petit,sans nul doute,elles parviendront à vous ressusciter! Que de chemin parcouru par ces deux "investigatrices" en une année: toute idée, comme toute hypothèse a été minutieusement étudiée,tel coin susceptible de vous avoir été cher à Bourbon a été exploré et ce n’est pas fini! Le sujet le plus anodin vous concernant est passé à la loupe et les recherches vont se poursuivre jusqu’à ce que nous sachions tout de vous! Déjà la moisson récoltée en une année est abondante:les sujets sont variés et chacun d’entre eux suscite de l’intérêt. J’avoue cependant avoir une légère préférence pour deux articles : "A ma très chère grand-mère Delphine" où l’on constate que Laurence y a mis toute sa sensibilité et "Au fil des jours" que je relis avec plaisir rien que pour la façon magistrale dont cet article a été présenté par Sabine. En conclusion, tout ce qui a été rédigé durant cette année est intéressant et, personnellement, j’étais loin de me douter, il y a maintenant deux ans, que j’aurais l’honneur d’apporter ma modeste contribution à ce blog.

Dear George, comme vous le savez, je possède, par alliance, un lien de descendance avec vous puisque mon épouse descend directement de Marianne, votre fille aînée. Vous avez donc  bien voulu m’en dire un peu plus sur elle car c’est un sujet auquel tous ses descendants tiennent à coeur. J’ai constaté d’ailleurs que lorsque je vous ai posé cette question, votre visage s’est  illuminé de plaisir puis, attentif je vous ai entendu me dire:


« Je comprends que vous vous intéressiez à la vie de ma fille Marianne! Cette dernière a joué de malchance puisque, mariée à Isaac Jean Rodier de Lavergne qui fut banni de l’île, elle se retrouva seule avec deux enfants. De méchantes langues ont dit d’elle qu’étant jeune et galante, il lui serait très aisé de refaire sa vie! Or, en cette année de grâce 1718 débarqua à Bourbon un sujet espagnol,plus exactement un Canarien de Ténériffe, el Señor Juan Fernandez Casanova! Dans quelles circonstances a-t-il mis les pieds à Bourbon? Je n’en ai plus souvenance, mais je ne pense pas qu’il ait débarqué d’un "forban" comme tant d’autres dont votre serviteur. Par contre il avait du être marin car il avait des dons pour naviguer et à Saint-Paul a exercé le métier de bateleur. Aux îles Canaries, qui étaient à l’époque un carrefour maritime, il avait entendu moult récits de marins qui hantaient les tavernes et autres tripots de Ténériffe, et était au courant des différents évènements qui se déroulaient dans les mers des Indes orientales et occidentales. Je ne saurais dire s’il avait fréquenté les Antilles mais il parlait souvent de lieux connus où s’étaient déroulés de durs combats avec l’ " anglois" tels que Basse-Terre ou l’Anse à la Barque. Ceci dit, Juan Fernandez Casanova était un homme affable, parfois exubérant comme la plupart des gens de sa race, bon travailleur sachant s’adapter à divers métiers. Si je vous parle de cet homme,c’est que ma fille Marianne trouva en lui le soutien dont elle avait besoin et ce fut grâce à Marianne Noël que Juan Fernandez Casanova eut une nombreuse descendance qui portera soit le nom de Noël, soit celui de Casanove ou Cazanove. Dans vos recherches,vous avez du, sans doute, trouver des actes notariés où le nom de Casanove est orthographié de trois façons différentes pour le même acte et pour la même personne. Chose étrange: ma fille Marianne, votre ancêtre, naquit le 28 Juin 1707 et je suis sûr que cette date ne vous est pas inconnue puisqu’elle affecte une de ses descendantes qui vous est très proche, hormis l’année, bien sûr ! Voilà tout ce que je voulais vous dire:je vous laisse maintenant poursuivre vos recherches en collaboration avec vos cousines car il vous reste encore un peu de temps, j’espère! Bon courage: je ne vous dis pas "à bientôt" mais "à plus tard».

Dear George, merci de m’avoir livré ces quelques renseignements qui sont pour moi très précieux, car il me faut désormais lutter contre la montre alors que, où vous êtes, il n’y a plus de notion de temps. Déjà l’aurore fait son apparition! Quel jour sommes-nous donc aujourd’hui? C’est lundi, bien sûr, mais cette date ne m’est pas inconnue: 28 Juin…..Tiens! Tiens! Comme c’est bizarre! J’ai deux anniversaires à souhaiter! A très bientôt, cher George, pour une nouvelle conversation.

So long, Dear George,

Tom BREALL

©  texte JMA, 2010

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