You are currently browsing the tag archive for the ‘George NOËL’ tag.

Notre blog a un an !

Imaginé au cours d’une promenade  d’été en Saintonge, nous ne pensions pas, en partageant nos recherches, rencontrer autant d’amis et de cousins attentifs. Merci à tous pour vos encouragements. On continue, avec vous aussi. N’hésitez pas à déposer vos idées, commentaires et suggestions.

Et pour fêter cet anniversaire, un an, un mois, une surprise :


Ferme de Port Punay-Les Boucholeurs, été 2010.

Cher George,

Vous voudrez bien  pardonner cette introduction familière de mauvais aloi et vais m’en expliquer.

Trois siècles nous séparent, mais votre souvenir est toujours très présent parmi nos contemporains grâce à deux de vos descendantes, mes amies Sabine et Laurence NOEL, qui vous ont donné un peu d’éternité en réunissant quantité de renseignements sur votre vie quotidienne à Bourbon.Notre siècle, numéro vingt et un, vous traite beaucoup mieux que le vôtre où vous étiez, dixit le gouverneur BOUCHER, « obéissant, libéral et soumis ». Passons sur la redondance et le caractère contradictoire de ces épithètes, pour retenir celui de libéral.
Je ne doute pas un instant que vous ayez répliqué vertement au procureur royal DUMAS en lisant son réquisitoire, et que vous ayez trouvé les bons arguments pour vous défendre des accusations portées contre vous.
Toutefois, dans mon désir de vous venir en aide, je voudrais vous faire part de quelques renseignements que vous ne connaissez pas forcément, compte tenu de l’éloignement de votre île et de l’absence d’internet. (Non, vous ne pouvez pas savoir de quoi il s’agit et c’est trop long à expliquer.)
Globalement le procureur vous fait une leçon de morale en soutenant qu’il serait obscène de permettre la formation de couples chez vos esclaves parmi lesquels des affinités sont apparues. Vous pourriez donc, dans un couloir, lui glisser à l’oreille, qu’en matière de morale, votre Louis le Bien Aimé, quinzième du nom, en sus de son épouse, fornique avec les trois soeurs Mailly Nesle, ce qui, avouons le, est certes un exploit peu ordinaire mais quand même bien peu convenable. Je doute que les gazettes de Bourbon en aient parlé.
Un cadenas ! C’est vraiment une idée complètement ridicule, au pays du pointu, que de penser qu’un cadenas allait entraver le commerce, comme vous disiez à l’époque.
Dans un siècle exactement, l’esclavage sera aboli, ce que, peut-être, le Père Lafosse avait pressenti, de sorte que vous devez être regardé comme étant à l’avant-garde des idées modernes, tout comme je suis bien certain que vous étiez, avant l’heure, écolo, hostile aux OGM, défenseur du développement durable, du commerce équitable.
En un mot vous êtes toujours très proche de nous. Plus exactement c’est nous qui nous sentons proches de vous, d’où la familiarité de mon en-tête.
Merci de donner des nouvelles de Thouffaine qui est si mignon à voir.

Recevez, Cher George, l’assurance de ma parfaite considération et admiration.

Jean Philippe Bourdeau

© texte  : Jean-Philippe BOURDEAU

L’arbre de Jean Philippe est sur : http://trees.ancestry.fr/tree/5113773/family/pedigree?upchd=true&fpid=-1499298155

TEXTE  ET DOCUMENTS  SOUMIS A L’ AUTORISATION DES AUTEURS ET CITATION DE L’ URL DU BLOG

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 25 autres abonnés

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 25 autres abonnés